C’est ici, au bord de la Seine, que Marie-Antoinette a passé ses 76 derniers jours. Avant d’être la prison la plus redoutée de la Révolution, la Conciergerie fut pourtant un palais royal, dont elle conserve les plus grandes salles médiévales de Paris. La visite raconte ces deux histoires, et se combine idéalement avec la Sainte-Chapelle voisine.
Sommaire
L’essentiel en bref
- Tarif : 13 €, tablette de visite HistoPad comprise.
- Billet jumelé avec la Sainte-Chapelle : 23 € pour les résidents de l’Espace économique européen, 30 € pour les autres visiteurs.
- Horaires : tous les jours de 9h30 à 18h, dernier accès à 17h30.
- Durée : 1h à 1h30.
- À savoir : la cellule de Marie-Antoinette n’existe plus telle quelle. À son emplacement se trouve une chapelle expiatoire, et une reconstitution est présentée un peu plus loin.
Du palais des rois à l’antichambre de la guillotine
Au Moyen Âge, l’île de la Cité abrite la résidence des rois de France. À la fin du XIVe siècle, ils lui préfèrent le Louvre et Vincennes, et confient le palais à un intendant, le « concierge », qui donne son nom au lieu. Une partie des bâtiments devient alors une prison.
Sous la Révolution, le Tribunal révolutionnaire s’installe dans le palais. Entre 1793 et 1795, plus de 4 000 personnes y sont jugées, et près des deux tiers condamnées à mort. On sortait de la Conciergerie pour monter dans la charrette : le lieu y a gagné son surnom d’antichambre de la guillotine.

Marie-Antoinette à la Conciergerie
La reine déchue y est transférée dans la nuit du 1er au 2 août 1793. Elle y est enregistrée comme « la veuve Capet » et placée dans une cellule humide, sous la surveillance permanente de gendarmes dont elle n’est séparée que par un paravent. Après une tentative d’évasion manquée, le « complot de l’œillet », elle est déplacée dans une seconde cellule, encore plus surveillée.
Sur place, trois lieux lui sont consacrés :
- La chapelle expiatoire. Aménagée en 1815 à la demande de Louis XVIII, à l’emplacement exact de sa dernière cellule. Murs sombres semés de larmes d’argent, autel et tableaux : un lieu de mémoire plus qu’un lieu d’histoire.
- La cellule reconstituée. Avec mobilier, paravent et mannequins, elle donne une idée de ses conditions de détention.
- Les objets personnels. Quelques souvenirs qui lui sont attribués sont présentés dans les salles révolutionnaires.
Le reste de la visite
La salle des Gens d’armes. On y entre dès le début, et c’est un choc : 64 mètres de long, quatre nefs, une forêt de piliers et de voûtes d’ogives. Construite au début du XIVe siècle sous Philippe le Bel, elle servait de réfectoire au personnel du palais. C’est l’une des plus vastes salles médiévales conservées en Europe.
Les cuisines et la salle des Gardes. Avec leurs cheminées monumentales, elles complètent la partie médiévale.
Les salles révolutionnaires. Elles retracent le fonctionnement du Tribunal et le quotidien des prisonniers. La salle des Noms affiche sur ses murs l’identité de plus de 4 000 personnes jugées ici. On y croise Danton, Robespierre, Charlotte Corday ou Madame du Barry.
La chapelle des Girondins et la cour des Femmes. La première rappelle le dernier repas des députés girondins avant leur exécution. La seconde, avec sa fontaine où les détenues lavaient leur linge, est l’un des endroits les plus évocateurs du parcours.
📱 L’HistoPad, un vrai plus. Cette tablette remise à l’entrée reconstitue les salles en réalité augmentée, telles qu’elles étaient au Moyen Âge et sous la Révolution. Les grandes salles étant aujourd’hui presque vides, elle change la visite. Elle est distribuée jusqu’à 16h15 : n’arrivez pas trop tard.
Avant de partir, faites le tour par le quai pour voir la tour de l’Horloge, à l’angle du boulevard du Palais. Elle porte la plus ancienne horloge publique de Paris, installée vers 1370.
Combiner avec la Sainte-Chapelle
Les deux monuments sont dans la même enceinte, à deux minutes à pied l’un de l’autre. Le billet jumelé s’achète sur le site officiel de la Sainte-Chapelle. Seule cette dernière impose un créneau horaire : la Conciergerie se visite librement, le même jour, avant ou après.
💡 Dans quel ordre ? L’ordre idéal dépend de la lumière. Réservez la Sainte-Chapelle en milieu de journée, quand le soleil traverse les vitraux, et gardez la Conciergerie pour le début de matinée ou la fin d’après-midi.
Tarifs
- Plein tarif : 13 €.
- Billet jumelé Sainte-Chapelle + Conciergerie : 23 € (résidents de l’EEE) ou 30 €.
- Gratuit : moins de 18 ans, 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d’emploi.
- Gratuit pour tous le premier dimanche des mois de janvier, février, mars et novembre.
- Paris Museum Pass : accepté.
Le billet simple se réserve sur le site officiel de la Conciergerie. L’achat en ligne est recommandé pour limiter l’attente au contrôle de sécurité.
Réserver son billet sur le site officiel
Questions fréquentes
1. Peut-on voir la vraie cellule de Marie-Antoinette ?
Non. Elle a été transformée en chapelle expiatoire en 1815. Une reconstitution est présentée dans le parcours.
2. Combien de temps Marie-Antoinette est-elle restée à la Conciergerie ?
76 jours, du 2 août au 16 octobre 1793.
3. La Conciergerie vaut-elle le coup ?
Oui si vous aimez l’histoire de la Révolution ou l’architecture médiévale. Si vous cherchez avant tout l’émerveillement, commencez par la Sainte-Chapelle et ajoutez la Conciergerie avec le billet jumelé.
4. La visite convient-elle aux enfants ?
Oui à partir de 8 ans environ. L’HistoPad, avec ses reconstitutions en 3D, rend la visite plus ludique.
Conciergerie : les infos clés
Tarifs et horaires vérifiés en octobre 2026.
